- →Additionnées, les cinq vitrines affichent 1,52 fois plus de sites qu'il n'en existe réellement, et environ 7 300 domaines encore en vente n'ont plus d'adresse IP.
- →Le prix médian d'un article sur un site francophone est de 42 €. Le même site coûte souvent le double selon la vitrine où vous l'achetez.
- →Les liens ressemblant à des placements représentent 50,2 M€ aux prix publics affichés, et 85 % d'entre eux, sur un échantillon relu à la main, en sont très probablement. 3 % des sites concentrent 38 % de cette valeur.
- →Moins de 1 % des liens repérés sont posés sur une page qui affiche « article sponsorisé ».
Personne ne sait vraiment ce que pèse la vente de liens en France. Les plateformes publient leurs catalogues, chacun avance ses estimations, et les seuls chiffres disponibles viennent d'acteurs qui ont quelque chose à vendre. Nous aussi, d'ailleurs : Nautilinks édite un réseau de sites et vend des placements. C'est précisément pour cela que tout, dans cette étude, est publié avec sa méthode, son échantillon et ses limites. Vous pourrez juger sur pièces.
Le point de départ est simple. D'un côté, les catalogues publics de cinq places de marché françaises, relevés le même jour. De l'autre, la lecture des pages publiques récentes de 147 296 de ces sites, soit 20 millions de liens sortants. La confrontation des deux donne une image que ni les catalogues ni les outils SEO classiques ne montrent : ce qui est réellement en vente, à quel prix, dans quel état, et ce qui se vend réellement.
01 · La méthode en deux minutes
Cinq places de marché françaises de vente de liens, anonymisées ici en plateformes A à E, exposent publiquement leurs catalogues : domaine, prix, métriques, thématique. Nous les avons relevés intégralement le 26 juillet 2026, soit 301 652 offres. La fusion des doublons, un même site vendu sur plusieurs vitrines, ramène l'ensemble à 189 426 domaines distincts.
En parallèle, nous avons lu les pages publiques les plus récentes de chaque site, une cinquantaine par domaine, comme le ferait n'importe quel moteur de recherche. Sur ces pages, chaque lien sortant a été relevé avec son ancre, son attribut rel, sa position dans la page et son contexte. Ce second jeu de données, 20 millions de liens, permet de passer de « ce qui est en vente » à « ce qui se vend ».
Aucun chiffre de cette étude n'est publié sans sa limite. Quand une mesure repose sur une hypothèse discutable, l'hypothèse est écrite noir sur blanc, et le chapitre 09 raconte comment nous avons tenté de casser nos propres résultats.
Une convention pour toute la suite : ce que nous appelons une vente est un lien sortant en dofollow, posé dans le corps d'un article, un paragraphe ou une liste avec un vrai texte autour, vers un site qui n'est ni un média de référence, ni une institution, ni une plateforme technique. Les liens en widgets, en encarts ou dans les blocs annexes des pages sont ignorés : ce n'est pas ce qu'un annonceur achète. Le grain de comptage est la page : un annonceur revenu sur trois articles du même site compte pour trois ventes, un lien répété sur toutes les pages du site compte pour une seule présence. L'effet de chaque filtre est publié au chapitre 07.
Ce repérage reste un faisceau d'indices, pas une observation de transactions. Pour en mesurer la fiabilité, 250 liens du périmètre retenu ont été tirés au sort et relus un par un, critères publiés : 84,8 % ressemblent à des placements payés (ancre commerciale, de marque ou optimisée vers un site marchand confidentiel, ou paragraphe visiblement écrit pour héberger le lien), 11,6 % sont des liens éditoriaux ou du bruit résiduel, 3,6 % sont indécidables. Intervalle de confiance à 95 % : 79,8 à 88,7 %. Tous les montants en euros de cette étude se lisent avec cette précision-là.
Deux études récentes décrivent déjà l'offre et les prix de ce marché, chez Abondance avec Link Finder en 2025 et chez LinkQuiver en 2026 (voir les sources). Celle-ci s'en distingue par l'autre moitié du travail : confronter les catalogues à ce que les pages publiées portent réellement.
02 · L'offre réelle : 189 426 sites, pas 287 000
Premier écart entre l'affiche et la réalité : en additionnant les « sites disponibles » annoncés par les cinq catalogues, on obtient 287 028. Une fois les doublons fusionnés, il en reste 189 426. En additionnant les vitrines, l'offre apparente dépasse de moitié l'offre réelle : chaque catalogue liste en grande partie les mêmes sites que ses concurrents. Les 301 652 offres relevées comptent une ligne par site et par vitrine.
Le périmètre francophone, extension .fr ou langue française déclarée, représente 63 399 domaines, un tiers du total. C'est aussi, et de loin, le segment le moins cher du marché : 42 € de prix médian par article, contre 83 € pour les autres langues déclarées et 201 € pour l'inventaire international sans langue déclarée.
03 · Comment se forment les prix
Qu'est-ce qui explique qu'un article coûte 20 € ici et 400 € là ? Nous avons décomposé la variance des prix sur 251 226 offres. Les six métriques d'autorité classiques, DA, TF, CF, domaines référents, trafic et mots-clés, n'expliquent que 26 % de la variance. En ajoutant la plateforme qui vend, on monte à 40 %. En ajoutant la thématique, à 49 %. Autrement dit, à site égal, la moitié de la variance des prix reste inexpliquée par ces variables : marge, positionnement et négociation font le reste, sans que nos données permettent de les départager.
Détail qui vaut la peine d'être retenu : une fois les domaines référents connus, le Domain Authority n'ajoute presque rien au modèle de prix. La métrique la plus affichée du marché n'apporte ici presque aucune information une fois les référents connus. Ce sont eux qui portent le barème réel :
La thématique joue aussi, mais moins qu'on ne le croit : à plateforme égale, l'amplitude sectorielle va de 0,70 fois la référence pour la maison et le jardin à 1,18 fois pour la culture et le divertissement. Contre-intuitif : les niches à forte demande commerciale, travaux, immobilier, sont parmi les moins chères. L'abondance de l'offre sur ces segments est l'explication la plus plausible, sans que nos données tranchent le mécanisme.
04 · Le même site, cinq vitrines, deux prix
65 437 domaines sont vendus sur au moins deux plateformes à la fois. Pour le même site et la même prestation, un article publié, l'écart de prix médian entre la vitrine la moins chère et la plus chère est de 1,93 fois. Près d'un domaine partagé sur deux voit son prix au moins doubler selon l'endroit où on l'achète.
Un acheteur qui choisirait systématiquement la vitrine la plus chère paierait 127 % de plus que le panier optimal. La comparaison exige une précaution : certaines plateformes facturent la rédaction séparément quand d'autres l'incluent. En prix bruts, la plateforme qui dégroupe paraît la moins chère ; une fois la rédaction réintégrée, le classement s'inverse. C'est le genre de piège qui invalide la plupart des comparatifs publiés.
05 · L'état du parc : des morts au catalogue
Vendre un lien suppose un site qui existe. Ce n'est pas toujours le cas. En vérifiant la résolution DNS des domaines injoignables, avec double contrôle sur deux résolveurs et nouvelle tentative, nous estimons à environ 7 310 le nombre de domaines du catalogue sans adresse IP, soit 3,9 % de l'offre, intervalle de confiance à 95 % entre 17,8 % et 20,6 % des sites injoignables du parc.
56 % de ces domaines morts affichent encore un DA supérieur ou égal à 10 dans les catalogues, et le seul échantillon vérifié portait 2 147 offres actives, à 87 € de prix médian. On peut donc acheter, aujourd'hui, un lien sur un site qui n'existe plus.
Précision importante, parce qu'un chiffre spectaculaire est vite faux : 38 000 domaines du catalogue ressortaient injoignables à la première lecture. La vérification manuelle d'un échantillon aléatoire montre que 36 % d'entre eux sont vivants et simplement ratés par la mesure, 17 % bloquent les robots, et 39 % seulement sont réellement morts ou injoignables. Publier « 38 000 sites morts » aurait été faux du double. C'est exactement pour cela que chaque chiffre de cette page a été contre-vérifié sur le terrain.
06 · Qui possède les sites : la concentration cachée
Les catalogues donnent l'impression d'une multitude d'éditeurs indépendants. La réalité observable dit autre chose. En s'appuyant sur un signal technique partagé entre sites du même propriétaire, observable sur 14,7 % des sites audités, on trouve que 72,4 % des sites où le propriétaire est identifiable appartiennent à un compte qui possède plusieurs sites, et 42 % à un compte qui en possède dix ou plus. Six comptes seulement dépassent les cent sites chacun.
La limite, à lire avec le chiffre : ce signal n'est observable que sur une minorité du parc, et sa présence est corrélée au recyclage de domaines expirés. Le sous-ensemble mesuré est donc probablement plus concentré que l'ensemble du marché. Sur la part observable du parc, la direction est en revanche nette : une fraction substantielle de « l'offre » provient d'opérateurs industrialisés, pas de blogueurs indépendants.
07 · Ce qui se vend vraiment
C'est la partie que les catalogues ne montrent jamais. En partant de la définition la plus large, tout lien dofollow vers un site ordinaire, on obtient sur le périmètre francophone 961 238 ventes potentielles. Ce total attrape forcément autre chose que des placements payés : citations de sources, partenariats, liens posés dans des widgets ou des blocs annexes. Plutôt que de trancher en secret, on publie l'entonnoir complet, filtre par filtre, jusqu'au périmètre retenu, les liens posés dans le corps même des articles :
Le périmètre retenu, liens en corps d'article, hors gabarits et hors cibles citées par plus de 100 éditeurs, donne 540 697 liens répartis chez 37 573 éditeurs, vers 146 371 sites bénéficiaires. Valorisés au prix public le plus bas de chaque site, rédaction incluse, ils représentent 50,2 millions d'euros sur la fenêtre d'observation. Précisons ce que ce montant est, et n'est pas : une valorisation faciale, pas un chiffre d'affaires constaté, puisque personne n'observe les transactions. Pondérée par la précision mesurée du repérage (84,8 %), elle s'établit autour de 42,6 millions. Le prix moyen des sites porteurs est de 85 € ; rapporté au lien, 92,80 €, les gros volumes étant plutôt sur des sites au-dessus de la médiane. Du périmètre le plus permissif au plus strict, le total varie d'un facteur 2,4, l'essentiel du resserrement venant du passage au corps d'article ; le seuil de contexte, lui, pèse peu (± 5 % entre 40 et 120 caractères).
Où va cette valeur ? Pas là où est le volume. Les sites à moins de 50 € portent 55 % des liens retenus, mais 17,5 % de la valorisation. À l'autre bout, 1 638 sites vendus 400 € et plus, 3,1 % des sites observés, en concentrent 38,1 %.
La demande se lit dans la taille des campagnes. Sur le périmètre francophone, le gros du volume est au milieu : les annonceurs présumés présents chez 4 à 100 éditeurs portent 62 % des liens retenus. Restent deux extrémités bien réelles : 87 797 cibles n'apparaissent que chez un seul éditeur (15,3 % du volume), et à l'autre bout 357 annonceurs mobilisent chacun plus de cent éditeurs francophones et pèsent 10,5 % à eux seuls.
Côté secteurs, l'actualité généraliste écrase tout : 19,5 % du chiffre d'affaires à elle seule, nettement plus que son poids dans le catalogue. La raison est structurelle : un site généraliste peut accueillir la demande de toutes les niches, un site de voyage seulement celle du voyage. Dans nos données, être généraliste est le trait qui distingue le plus les gros porteurs de liens, surreprésentation de 2x dans le décile supérieur, loin devant les métriques.
Même resserrée au corps des articles, la définition reste comportementale : un lien éditorial sincère vers un petit site y ressemble à un placement. La relecture manuelle borne cette part à 12 à 15 % du périmètre. Et le biais joue dans les deux sens : prix minimal et faux positifs tirent le montant vers le haut, sites non lus, placements hors paragraphe et tarifs négociés le tirent vers le bas. C'est une mesure de l'observable, pas une caisse enregistreuse.
08 · Combien pèse le marché : la fourchette assumée
Passer du chiffre observé à un chiffre annuel semble un simple produit en croix. C'est le piège le plus sérieux de toute l'étude. La fenêtre que couvrent les 50 pages les plus récentes d'un site varie énormément : 36 jours pour les sites très actifs, plus de trois ans pour les sites dormants, avec une médiane de 422 jours mesurée en relisant les plans de site de 2 500 domaines.
Résultat : l'estimateur d'annualisation dépend presque entièrement du traitement d'une minorité de sites à très haute fréquence de publication, précisément ceux où notre définition d'une vente est la plus fragile, parce que ce sont de vrais médias qui font du lien éditorial en volume. Selon qu'on les garde ou qu'on les écarte, la valorisation annualisée va de 218 à 33 millions d'euros.
Ce que nous publions, donc : 50,2 M€ de valorisation observée sur la fenêtre (42,6 M€ une fois pondérée par la précision du repérage), des scénarios d'annualisation de 33 à 218 M€ selon la méthode, et un ordre de grandeur de 43 M€ par an. Ces scénarios ne sont pas un intervalle de confiance : chacun correspond à un choix de traitement des publieurs à haute fréquence, et nous montrons les quatre. Jamais une valeur unique. Une étude qui vous donne un chiffre rond sans vous montrer cette sensibilité a simplement choisi pour vous.
09 · Le crash-test : nous avons corrigé notre outil et tout recompté
Voici la partie qui distingue une mesure d'une opinion. En cours d'étude, un site signalé par un lecteur ressortait à zéro vente alors qu'il en portait visiblement. L'enquête a révélé un défaut dans notre propre outil de lecture : sur certains gabarits de sites, il ne retenait qu'un bloc de contenu par page et jetait le reste. Mesure faite sur un échantillon aléatoire de sites relus à la main, il manquait environ un lien sur quatre.
Nous avons corrigé l'outil, relu l'intégralité des 147 296 sites, puis rejoué toute l'analyse, en conservant l'ancienne version pour comparaison. La comparaison se fait sur la définition large, la seule mesurable par les deux versions : la première lecture ne relevait pas la position des liens dans la page, c'est d'ailleurs ce qui interdisait alors de compter en corps d'article. Le nouvel outil capte bien 23,6 % de liens en plus, la prédiction était juste. Et le résultat bouge à peine :
Deux limites de ce test, données d'emblée : les deux lectures portent sur les pages récentes des sites, relevées à quelques jours d'écart, une part de l'écart vient donc du renouvellement des contenus ; et le périmètre corps d'article n'existe que dans la seconde lecture, le test valide donc la chaîne de mesure, pas le chiffre final lui-même. Pourquoi une telle stabilité ? D'abord parce que le défaut était concentré : chez la moitié des éditeurs, la correction ne change strictement rien, la médiane du rapport entre les deux mesures est de 1,00 ; chez 11 % d'entre eux, le comptage double ou plus. Ensuite parce que les liens récupérés sont surtout des blocs répétés de page en page, que le filtre de gabarits absorbe : les ventes nettes mondiales baissent même de 4,7 % après correction. Mesurer plus large n'a pas gonflé les chiffres, cela les a mieux triés.
Les chiffres de cette étude ont survécu à la correction de leur propre instrument de mesure : ventes à +1,7 %, chiffre d'affaires à +4,2 %, structure par prix et par secteur inchangée. Elle a aussi rendu la mesure plus honnête : c'est la position du lien dans la page, relevée par l'outil corrigé, qui permet de ne compter que le corps des articles, et c'est la relecture manuelle de 250 liens qui donne la précision de ce comptage. C'est le niveau de preuve que nous estimons devoir à un lecteur avant de publier un montant en millions.
10 · Ce que les mesures classiques ne voient pas : nofollow, sponsored, divulgation
La relecture complète du parc a aussi permis de mesurer ce que la première lecture, comme la plupart des outils du marché, ignorait par construction : les liens en nofollow et les signaux de transparence.
La pratique du nofollow est étonnamment binaire. Six éditeurs sur dix ne l'utilisent jamais. À l'autre extrémité, 5 % des éditeurs nofollowent la quasi-totalité de leurs liens sortants. Entre les deux, les usages mixtes sont minoritaires.
Une partie de ces liens nofollow ressemble à des ventes. Prudence obligatoire ici : l'univers du nofollow est saturé d'affiliation, de widgets et de crédits techniques. Près de la moitié vise des plateformes connues, réseaux sociaux et programmes d'affiliation en tête, et le reste en contient encore, des liens de réservation dans les guides de voyage aux mentions de plugins. Nous avons donc resserré au maximum : liens posés dans le corps d'un article, avec un vrai paragraphe autour, vers des sites confidentiels cités par moins de trente éditeurs, un profil incompatible avec l'affiliation de masse. Il reste 127 470 relations éditeur-annonceur, portées par plus de 15 000 éditeurs, l'équivalent de 5 % du volume dofollow comparable. L'échantillon relu à la main confirme qu'on y trouve de vrais placements, une ancre « audit SEO » posée vers une agence dans un article immobilier par exemple. Des liens vendus en nofollow existent donc bel et bien, l'acheteur payant un lien que les moteurs sont censés ignorer. Mais c'est un phénomène de l'ordre de 5 %, pas de 12 : toute mesure moins stricte compte surtout de l'affiliation.
Quant aux signaux de transparence, les chiffres se passent de commentaire. L'attribut rel=sponsored, recommandé par Google depuis 2019 pour les liens payés, n'est utilisé que par 5,8 % des éditeurs du catalogue, et 28 % des liens qui le portent ne portent pas de nofollow. La mention visible « article sponsorisé » ou « en partenariat avec », elle, n'apparaît que sur 0,64 % des pages francophones porteuses de liens : seuls 0,75 % des liens du périmètre retenu se trouvent sur une page qui affiche la couleur.
Seule nuance : la divulgation monte avec le prix. Les sites à 400 € et plus affichent une mention trois fois plus souvent que l'entrée de gamme. Cela reste un site sur cinq, sur le segment le plus professionnel du marché. Et rappel de la limite : on mesure l'absence de mention détectée par nos motifs, pas une preuve d'absence de toute divulgation.
11 · Limites, et ce que cette étude ne dit pas
Une étude honnête liste ce qu'elle ne sait pas. Les principales limites, déjà signalées dans chaque chapitre, tiennent en cinq points.
- La définition d'une vente est comportementale. Un lien dofollow en corps d'article vers un site ordinaire n'est pas toujours payé, et à l'inverse un placement posé dans un bloc hors paragraphe est écarté par le filtre. L'entonnoir du chapitre 07 borne l'effet dans les deux sens, il ne l'annule pas.
- Les prix utilisés sont les prix publics affichés. Les transactions négociées, en direct ou en gré à gré, échappent à la mesure, dans les deux sens.
- La lecture couvre les pages récentes d'environ deux tiers des sites francophones du catalogue. Le marché complet est mécaniquement plus grand que ce qui est mesuré ici.
- La fenêtre d'observation varie selon l'activité des sites, d'où la fourchette du chapitre 08 plutôt qu'une valeur unique.
- La détection de la divulgation repose sur des motifs textuels en français. Les formulations atypiques échappent au comptage : les taux publiés sont des bornes basses.
- La validation du repérage (250 liens) a été relue par une seule personne, avec des critères publiés et un échantillon reproductible. Un double étiquetage indépendant la renforcerait, et le filtre « paragraphe ou liste » exclut par construction quelques placements légitimes posés en gras ou en encart (environ 6 % des liens du périmètre large).
Enfin, une transparence de plus : Nautilinks est un acteur de ce marché. Nous éditons notre propre réseau et vendons des placements à prix public. Cette étude n'échappe pas à ce biais d'origine, elle le compense de la seule façon qui vaille : en montrant tout le raisonnement, pour que chaque chiffre puisse être contesté sur pièces. Les questions, objections et demandes de précisions sont bienvenues via le formulaire de contact.
Les chiffres à retenir
Sources & références
Google Search Central, règles sur les liens et le spam↗ Google, introduction des attributs rel=sponsored et rel=ugc (2019)↗ Loi pour la confiance dans l'économie numérique, obligation d'identifier la publicité↗ Public Suffix List, utilisée pour la fusion des domaines↗ Abondance et Link Finder, étude des prix sur 400 000 sites (2025)↗ LinkQuiver, étude des prix sur 113 135 sites (2026)↗Questions fréquentes
Combien pèse le marché français de la vente de liens ?
Nous avons mesuré 50,2 millions d'euros de valorisation aux prix publics pour les liens ressemblant à des placements dans le corps des articles, sur une fenêtre d'observation de durée médiane 14 mois. La relecture manuelle d'un échantillon confirme 85 % de placements probables, soit environ 42,6 millions pondérés. En ordre de grandeur annualisé : 43 millions d'euros, avec des scénarios de 33 à 218 millions selon la méthode. Ce ne sont pas des transactions observées, et toute source qui avance une valeur unique sans montrer cette sensibilité a fait un choix méthodologique qu'elle ne vous montre pas.
Quel est le prix normal d’un article sponsorisé en France ?
Le prix médian d'un article publié sur un site francophone est de 42 euros, rédaction incluse. Le barème réel suit surtout le nombre de domaines référents : environ 24 euros sous 10 référents, 46 euros vers 100 à 249 référents, 152 euros entre 500 et 999, et 352 euros au-delà de 1 000. À nombre de référents égal, la dispersion des prix reste toutefois de 2,7 à plus de 30 fois selon la tranche.
Faut-il comparer les plateformes avant d’acheter un lien ?
Oui, systématiquement. 65 437 domaines sont vendus sur au moins deux vitrines, et pour près d'un sur deux le prix varie du simple au double selon la vitrine. Un acheteur qui choisirait toujours la plus chère paierait 127 % de plus que le panier optimal. Attention au piège de la rédaction : certaines plateformes la facturent à part, il faut comparer le prix article rédigé inclus.
Les liens vendus sont-ils signalés comme sponsorisés ?
Très rarement. Sur les pages francophones que nous avons lues, 0,64 % portent une mention du type article sponsorisé ou en partenariat avec, et moins de 1 % des liens qui ressemblent à des placements se trouvent sur une page qui l'affiche. L'attribut rel=sponsored recommandé par Google n'est utilisé que par 5,8 % des éditeurs. La divulgation monte avec le prix, jusqu'à 21,3 % des sites au-dessus de 400 euros, ce qui reste un site sur cinq.
Comment cette étude a-t-elle été réalisée ?
En croisant deux sources : les catalogues publics de cinq places de marché françaises (301 652 offres au 26 juillet 2026), et la lecture des pages publiques récentes de 147 296 de ces sites, soit 20 millions de liens sortants analysés. Chaque chiffre est publié avec sa méthode et ses limites, et l'analyse a été rejouée deux fois avec deux versions de notre outil de mesure pour vérifier la robustesse des résultats.
Notre réseau est public, nos prix aussi. Jugez sur pièces, comme pour cette étude.